Survivre au changement

Lundi le 25 septembre 2017, mon employeur m’avisa qu’en raison d’une décision corporative, mon poste serait aboli et que ma dernière journée au travail serait le 29 septembre 2017. Ça n’était pas tout à fait une surprise, un ralentissement des ventes et le départ de certains vieux clients résultait dans une charge de travail réduite et, honnêtement, j’étais plus étonné que perplexe. Je m’y attendais depuis longtemps.

J’ai vécu la séquence habituelle des états d’esprit suite à l’annonce: choc de la nouvelle, frustration, inquiétude pour le futur… Le tout dans les heures qui ont suivi l’appel téléphonique.  À 10h30 le matin, je recevais la nouvelle. à 16h, j’avais mis à jour mon CV et je commençais à le distribuer.

C’est le secret. Ne pas attendre, foncer. Oui, la poussière va retomber, oui, on peut prendre quelques semaines pour faire le point (j’étais choyé, vu mon ancienneté, mon âge et quelque recette secrète des RH, mon indemnité de départ me laissait amplement le temps de souffler), mais si on attaque le marché du travail dès le début, on ne se laisse pas abattre.

Ai-je éprouvé des regrets, de la tristesse? Oui. Mais durant mes 6 ans avec la compagnie, j’ai réalisé plusieurs beaux projets, j’ai reçu des remerciements de mes clients pour la qualité de mon travail et honnêtement? Cette reconnaissance valait beaucoup plus que les primes occasionnelles de performance que mon employeur m’accordait.

J’ai côtoyé des gens formidables. Certains sont encore là, d’autres ont quitté au fil des ans mais nous avons tous et toutes gardé contact. Mon équipe va me manquer, mes collaborateurs aussi.

La vie continue.

Lundi, j’étais avisé de mon licenciement. Mardi, les copies de mon CV circulaient. Mercredi, une recruteuse me contacta pour me rencontrer jeudi. J’ai une entrevue pour un emploi lundi le 2 octobre.

Karma.

Avec un peu de chance, j’aurai quelques journées pour le repos. Sinon, retour à la case départ dans une nouvelle boîte. Ça ne sera pas la première fois, c’est la vie dans les TI au 21e siècle.